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Anniversaires

  • Juliette Heine fête ses 106 ans à Vinalmont

    Bientôt la plus âgée des belges ? 

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    Juliette  Heine (photo Vers l'Avenir-merci ) 

    106 ans , c'est l'âge de Juliette  Heine qui est pensionnaire du home "les Crépalles " (anciennement "Amandines" et au départ "Home des Petits Pas")  chaussée de Tirlemont . Un âge vénérable pour Edith qui est adepte de la "positive attitude", prenant toutes les bonnes chose de la vie . 

    Avec ses 106 ans, Juliette  est la doyenne des Wanzois et Wanzoises et se rapproche de l'âge de la dame la plus âgée de Wallonie : 110 ans. Et peut -être serez vous aussi bientôt centenaire : en 2060, il y aura sans doute environ 27000 centenaires en Belgique ...

    Juliette  n'est pas la première centenaire de Vinalmont .Déjà , en 1973, on fêtait à Wanzoul les 100 ans d'une Wanzouloise d'origine , Elise Henquet . Un grande fête avait été organisée à cette occasion . Comme nous le dit José Peeters -Macherot , elle habitait dans la rue Désiré Dejardin rebaptisée pour l'occasion "rue de la Centenaire " (actuellement rue du Pousserou ) . Elle demeurant  dans la rue sans issue , dans  la maison actuelle de Paul et Brigitte Peeters.  

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    Sur cette photo de 1973 de José Macherot (merci à elle ) , on reconnait de gauche à droite , rangée du haut : Gaston Lecrombs (conseiller), le gendre et la fille -Marie- de la centenaire , André Polet (conseiller ) et Henri Delbrouck (bourgmestre)

    Deuxième rangée : Achille Lecomte (secrétaire communal) , José Peeters- Macherot (conseillère) , Elise Henquet veuve Thyon (la centenaire donc) , Juliette (sa fille) , Maurice Masset (conseiller) et Constant Graindorge (échevin) 

    Rangée du bas : Victor Orban 

  • La Galerie « Carpe Diem » a placé Wanzoul sur la carte du Monde des Arts.

    Réouvrons "virtuellement" cette galerie à l'occasion des  festivités liées aux 120 ans de la naissance de Paul Delvaux 

     

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    "Carte postale "  envoyée par Paul Delvaux à M. et Mme Jamaigne pour les remercier de leur accueil à la galerie  Carpe Diem à Wanzoul 

     

    La galerie "Carpe Diem" à Wanzoul en 1982: revenons sur cette initiative exceptionnelle datant de 35 ans à l'occasion de l'anniversaire des 120 ans de la naissance de Paul Delvaux : Paul Delvaux,  le voisin d'Antheit , qui a tenu à exposer à Wanzoul à l'âge de 85 ans .

     

    Le rêve de Bartho 

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     La galerie Carpe Diem en 1982, rue Tapennes (photos albums famille Jamaigne )

     

    Le no 4 de la rue Tapennes à Wanzoul a été longtemps habité par Germain Gérard et sa femme Adolphine, des Wanzoulois pur jus . Germain et son fils Jean ont vendu, en 1978 , leur petite maison, à leur voisin de la "ruelle du dessus" Albert Bartholomeus (voisin de M. et Mme Lenaerts) .

    Albert Bartholomeus , Bartho,  voulait récupérer son panorama , barré par un bois de sapins hauts de vingt mètres. Mais le Bruxellois Albert Bartholomeus avait aussi une autre idée au moment de son achat : il voulait concrétiser un rêve .

    Lui , le juriste , était en effet passionné de peinture d'art et créer une galerie d'art était devenu un objectif au moment de sa pension . Pour Albert, , le bricoleur d'exception  , l'ancienne demeure de Germain et Jean était donc idéale pour aménager spécialement un espace pour ses amis artistes dans un endroit idyllique. .

    La galerie d'art Carpe Diem s'est donc ouverte , à son initiative, le 7 août 1982 à Wanzoul dans ce coin champêtre qu'est la rue Tapennes, dans les ruelles.

    Sa vocation essentielle est double : en premier lieu , aider des artistes -peintres  , graveurs et sculpteurs- à se faire connaître et, en second lieu, permettre au public -averti ou non -d 'apprécier leurs oeuvres dans un cadre enchanteur qui leur serait dédicacé . 

    Albert Bartholomeus est un mécène : il va mettre sa nouvelle maison à la disposition d'artistes gratuitement.

    La maison servira de salle d'exposition mais aussi de logis pour les exposants durant la durée de leur exposition : les artistes pourront ainsi accueillir le public touts les après -midis . De plus , un atelier a été aménagé afin de permettre aux exposants de peindre ; les visiteurs auront ainsi la possibilité de voir une oeuvre se créer « en direct » . La « maison de campagne » , l'artiste qui l'occupe doit s'y sentir comme chez lui : le mois que durera son exposition , il doit le considérer comme un mois de vacances .

     

     

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    "Jeune fille à la fenêtre" :  Géraldine Jamaigne a vécu intensément la période "galerie " avec ses parents 

     

    Jouis du jour présent

    Les artistes ne paient rien , ; aucun pourcentage n'est déduit de leurs ventes d'oeuvres d'art . C'est pourquoi Mme Bartholomeus, Jeannot Demeulemeester, a baptisé la galerie « Carpe diem » :"Jouis du jour présent ".

    C'est cette même Jeannot Demeulemeester qui sera la secrétaire -trésorière de l'asbl, « Carpe Diem » tandis que son époux en sera le président . La voisine de la rue Tapennes , l'amie, Mme Marylène Jamaigne , sera chargée des relations publiques, un rôle qu'elle assumera elle aussi avec enthousiasme .

    Une équipe de passionnés donc est au service de l'art et des artistes .

    Les premiers artistes qui vont exposer à la galerie rencontreront un succès inattendu. Et pour les citadins visiteurs, arriver « chez » Carpe Diem, c'était toute une expédition, une expédition  « à la campagne » : comment trouver la rue Tapennes , comment circuler et ne pas s'embourber dans les « roualettes » de Wanzoul . Le lieu , s'il ne se prêtait guère au transport automobile était , par contre , magique pour y organiser des expositions.

    Les premiers exposants , ce furent Jean-Pierre Gilmart (du 7 au 31 août 1982) et bien sûr Raymond Art (du 4 au 30 septembre 1982) . Raymond  Art est en effet le conseiller artistique au niveau de la galerie Carpe Diem. Né à Ostende , Raymond Art  est un peintre abstrait , autodidacte et ami de Paul Delvaux .

    Paul Delvaux en visite presque chez lui 

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    Avant son départ de Wanzoul , Paul Delvaux a reçu des gaufres faites maison de Mme Jamaigne 

    Paul Delvaux viendra donc à Wanzoul une première fois le 11 septembre 1982 pour admirer l'exposition de son élève Raymond Art et pour rencontrer les promoteurs de la galerie . Paul Delvaux enverra à M et Mme Jamaigne , pour les remercier de leur accueil et leur dire tout le bien qu'il pensait de ...leurs gaufres , une carte postale reproduisant une de ses oeuvres illustrant le vicinal qui passait par Vinalmont et bien sûr par Antheit , son lieu de naissance .

    Tout comme Paul Delvaux , les visiteurs sont sous le charme : dans ce nid d'artistes , le visiteur devient l'invité, l'oeuvre devient le décor naturel et l'artiste devient l'hôte .

    Se succéderont ensuite à la galerie le groupe des professeurs de Saint -Luc à Liège, les peintres graveurs Jean Dechene, Pierre Deuse , Guy Horenbach et Jean Rocour (octobre 1982), puis le dessinateur Christian Otte (novembre 1982) , puis encore un autre groupe de graveurs en avril 1983 avec Brigitte Closset, Dominique Fléron, Jean-Louis Herten, Josée Strée et Willy Welter.

     

    L'expo du grand maître à Wanzoul 

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    Deuxième visite de Delvaux à Wanzoul : cette fois , en 1983,  il expose . Ici avec Jeannot Demeulemeester , la secrétaire de la galerie "Carpe Diem " et avec le voisin photographe , le glacier réputé , Fernand Jamaigne 

    Mais bien sûr , la grande expo , ce sera celle de Paul Delvaux du 8 au 31 mai 1983. Paul Delvaux  revient à la galerie pour la seconde fois, cette fois avec sa propre production toute récente, essentiellement des gravures, des eaux fortes, des lithos , des dessins.

    Paul Delvaux expose en fait, pour la première fois , dans son pays natal , près d'Antheit et de Huy . La galerie Carpe Diem est en effet à un kilomètre environ de la maison natale de Paul Delvaux à Antheit . Paul Delvaux est donc né à Antheit , on le sait .

    Il est le fils d'un avocat établi à Bruxelles . Pourtant , sa mère Laure Jamotte se rend à Antheit  le 23 septembre 1897 pour la naissance du petit Paul: conformément à la tradition, elle tenait à accoucher dans la maison familiale;  c'est là qu'elle rejoint sa propre mère Agnès Boxus et son père François Jamotte . 

    Pour Paul , ce pays- ci est celui de sa naissance mais  surtout de ses vacances scolaires passées , jusqu'à l'âge de 18 ans, chez son grand père paternel meunier  à Wanze , et chez les parents de sa mère , native d'Antheit , nous l'avons dit . Ce pays ci est le pays de la liberté après les classes sévères de gréco-latines à Bruxelles , le pays de la joie et qui lui est chaleureux . Antheit et sa région , pour lui, étaient synonyme de bonheur, de douceur. 

    Il y est donc revenu portant ses 85 ans avec cette jeunesse qui lui gardait la passion de peindre . L'ample veste de tricot sur la chemise large ouverte -tout était ample en lui , la stature , le visage, le front, l'immensité de son univers et de son angle de vision – le velours du pantalon tombant sur la chaussure robuste . Paul Delvaux gardait le teint fleuri et l'oeil couleur de Mer du Nord en ses jours de soleil .

    Embouteillage dans les ruelles 

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    Les oeuvres de  Paul Delvaux dans les années 80: "Les figurines féminines y étaient comme une rémission de tendresse et de douceur" 

    A Wanzoul , Paul est donc de retour  dans « son coin » , bien droit ,le regard rêveur , la voix empreinte de douceur, Delvaux tel que lui même, .

    L'oeuvre de Delvaux sera donc pleine de souvenirs, de réminiscences intimes : souvenirs de lampes et de quinquets , de trains de banlieue et de tramway vicinaux , les uns et le autres proches des maisons , des gens , des souvenirs de robes , de chapeaux , de carrelages , de meubles .

    « Je ne reconnais plus rien de Huy »   dit Paul Delvaux l'air navré lors de sa visite à Wanzoul . L'artiste ne s'insurge pas . Lui , l'artiste crée un monde , offre une vision . Il ne juge pas . Il y a des politiques qui ne laissent que des villes déchirées ou ne consacrent que de dérisoires efforts à les cicatriser . Les ruines sont leurs monuments . Tant pis . Le monde évolue .

    Un grand moment vraiment pour les mécènes de la galerie Carpe Diem , cette expo « Delvaux » . Le plus grand peintre belge contemporain attirera chaque jour à Wanzoul plusieurs centaines de visiteurs . Ils admireront donc des gravures de Paul Delvaux : certaines étaient anciennes , mais beaucoup très récentes et peu connues , notamment celles produites de 1980 à 1983. Les figurines féminines y étaient comme une rémission de tendresse et de douceur . Elles exprimaient une fraîcheur et une ingénuité très étrangère à la froideur marmoréenne devenue légendaire .

     

    Suite et  fin d'une grande et belle aventure avec des artistes de talent 

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    Une oeuvre d'André Goezu qui exposera à Wanzoul à la fois avec le collectif Graphica Belgica en 1983 et à titre personnel en 1985

    Après Paul Delvaux , Carpe Diem accueillera , l'aquarelliste Daniel Roberti (en juin 1983) , le peintre non figuratif Roger Potier en août 1983 , Luc Peire, peintre et graveur abstrait (septembre 1983) et le peintre sculpteur Jean Lequeu .

    En mars 1984, la galerie reçoit le groupe Graphica Belgica , groupe de graveurs belges établis à Paris avec notamment ANDAL, Jean BROISSON, André GOEZU, CHEMAY, Luce CLEEREN, Raoul UBAC , Pol BURY, FRANCK, HOENRAET, PEIRE, REINHOUD.

    Puis, ce sera Joze CIUHA, peintre yougoslave de réputation mondiale( avril 1984) , Jean -Marie WINANTS, peintre fantastique, Jacques DUBOIS (mai 84), sculpteur , Gaston BOGAERT, le peintre surréaliste (juin 84), Raymond ART et ses toutes dernières œuvres (septembre 84). En octobre 1984, c'est Guy HORENBACH qui expose de nouveau et en novembre 84, c'est le tour de Francis OLIN

    La saison 1985, la 4ième et dernière saison (dernière pour raisons de santé) , sera celle des néerlandais Jan VERSCHOOR, Sonja DWINGER et de Henk ERKELENS, de Roger DUDANT (en juin), André GOEZU de nouveau (en juillet), Jean DECHENE (en août) , Yvon ADAM et Louise DENOËL – ADAM en septembre.

     

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    Marylène Jamaigne était chargée des relations publiques au niveau de la galerie Carpe Diem

     

    Merci 

    Une bien belle initiative d'une équipe d'amis passionnés qui a mis les ruelles de Wanzoul sur la carte du monde des arts. Merci à eux .

    Merci aussi à Géraldine Jamaigne , Géraldine la Wanzouloise qui, de 15 à 18 ans ,  a vécu intensément cette période de la galerie Carpe Diem , participant à toutes les expositions . Tous les artistes ne manquaient pas de lui dédicacer ainsi qu'à sa soeur Ines et à ses parents , un dessin , une oeuvre ou de lui écrire un petit mot .

    Géraldine se souvient avec un peu de nostalgie des soirées souvent épiques avec les artistes qui , habitant un mois la petite maison transformée en atelier durant la durée de leur expo à Wanzoul , partageaient leur temps libre avec leurs amis voisins  .

    C'est Géraldine qui nous a gentiment ouvert les pages de ses albums de famille avec les photos et documents artistement assemblés par sa maman Marylène, chargée, comme nous l'avons dit, des "relations publiques" de la galerie Carpe Diem .

     

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    Jean Dechene , un artiste habitué de la galerie, ici  avec Ines Jamaigne

    La galerie photos  

    Certains de ces clichés  sont présentés dans l' "album photos"  ICI (il ya deux pages de photos -95 photos ) . Ils sont dus -pour la plupart- à Fernand Jamaigne, le papa de Géraldine et Ines, photographe attitré de la galerie . Fernand, le glacier plus que réputé dans la toute la région, a été un monument du village , Fernand auquel on doit les gâteaux d'anniversaire de bon nombre d' enfants de Vinalmont  pendant plusieurs dizaines d'années , Fernand dont l'humour  dévastateur , parfois un rien caustique , faisait fondre, non sa glace,  mais toute trace de tristesse chez  ses clients et amis . 

    Les photos sont numérotées : le no est visible en cliquant sur une des photos de la galerie . NB : Pour agrandir une photo donnée au maximum: cliquez sur une photo de la galerie et cliquez sur la SECONDE icône de la petite bannière au dessus à droite.  

    La photo 1 montre la galerie Carpe Diem rue Tapennes en 1982. Sur les photos 2 et 3, on voit  Raymond Art et une de ses oeuvres . La photo 4, "Jeune fille à la fenêtre " , c'est Géraldine Jamaigne , une prise de vue tout en douceur de son  papa Fernand. Les photos 5 à 18 retracent la 1 ière visite de Paul Delvaux à la galerie wanzouloise : sur la photo 5, on reconnait  le peintre d'Antheit avec son épouse sur le banc à droite ; et aussi, sur la même photo,  tout à gauche Raymond Art et, devant la porte grande ouverte,  Albert Bartholomeus .

    Sur la photo 7, Jeanine Art converse avec le peintre , tandis que sur les clichés  12 et 13, on voit Marylène Jamaigne offrir des gaufres maison à Paul Delvaux . Sur la photo 15,  le peintre salue "Bartho" (Albert Bartholomeus) et son épouse Jeannot Demeulemeester avant son départ . Sur le cliché 16, c'est Fernand Jamaigne qui est en compagnie de P. Delvaux. Le tram local est le sujet de l'oeuvre de Delvaux présentée sur la photo 17 tandis que la photo 18 est celle de la maison familiale du peintre.

     

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    La galerie Carpe Diem : toute une ambiance ...souvent festive , ici avec le dessinateur Christian Otte, debout  

    Les peintres graveurs Jean Dechene , Pierre Deuse , Guy Horenbach et Jean Rocour apparaissent sur les clichés 19 à 24 datant d'octobre  1982.  Sur les photos 25, 26, 27 et 30 c'est le dessinateur Christian Otte qui est mis à l'honneur par le photographe maison. Marylène Jamaigne regarde par la fenêtre de la photo 29. Gros plans bien réussis de Fernand Jamaigne et de sa grande fille Géraldine :ce sont les  photos 32 et 33. Nous sommes , avec la photo 35, en avril 1983, avec les graveurs Jean -Louis Herten et Willy Welter en compagnie de Raymond Art au centre.

    En mai de cette même année 83, c'est la fabuleuse expo Delvaux: les photos 36 à 61 retracent la visite du peintre. On aperçoit notamment Paul Delvaux avec Monsieur  Barballe lui aussi figure bien connue d'Antheit (photo 42), avec Raymond Art (photo 44), avec Fernand Jamaigne (photo 45). Son départ de Wanzoul est immortalisé par les photos 60 et 61.

    En clichés 62 et 63, ce sont  la photo et une des oeuvres de l'aquarelliste Daniel Roberti . Puis ce sont les photos 64 et 65 avec Roger Potier , le peintre non figuratif (sur la photo 65 , on reconnait l'abbé Quiriny ). 66, 67 et 68, ce sont trois photos liées au passage de Luc Peire à Wanzoul . En avril 1984, Joze Ciuha expose à la galerie Carpe Diem: photos 70, 71 et 72 . Présentation en duo via les photos 73 et 74 de Winants et Dubois , un peintre et un sculpteur bien connus . Par la suite , passeront par Wanzoul Gaston Bogaert (photos  75 et 76 ) , Francis Olin (clichés 78 et 79 ) et sous l'oeil vigilant de Bartho (photo 80) un collectif d'artistes hollandais (leurs oeuvres parmi les photos 81 à 85).

    La saison 85 se termine avec Roger Dudant (photo 86) , André Goezu (photos 87 à 89) , Jean Dechene qui est revenu en août (photos 92 et 93 avec Ines Jamaigne).

    L'aventure Carpe Diem se clôture aussi en 85 avec Géraldine Jamaigne (photo 90) , Marylène Jamaigne (cliché 91), Paul Delvaux ( photo 94), Jeanine Art (photo 95) et Jean Gérard le "régional de l'étape"  (photo 96)

     

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    Le sculpteur Jean Dubois et le peintre fantastique Jean-Marie Winants ont exposé ensemble à Wanzoul en 1984

     

    Sources

    - « Art Info», le trimestriel édité pendant 4 ans (1982-1985) par l'équipe de Carpe Diem d'Albert Bartholomeus avec Marylène Jamaigne , Jeannot Demeulemeester, Raymond Art.

    -Les articles des journaux notamment « L'Avenir »(Jacques Henrard) , « La Meuse » (Willy Lesur, M. Pycke), « Le Peuple » (Gaston Bunnens), « Le Soir » , « La Libre Belgique » (Chr. Charpentier), La Wallonie ( Jacques Parisse), 1982-1985 .

    - Albert Bartholomeus dans « Revue Qualité Village» , 1992 : « La rue Tapennes se souvient ... Il y a dix ans s'ouvrait la galerie Carpe Diem» 

    - les fabuleux albums de Marylène Jamaigne (il y a 95 photos réparties en deux pages)

     

    Paul Delvaux : l'expo et les manifestations organisées à Wanze 

    2017, c'est donc l' année du 120 ième anniversaire de la naissance de Paul Delvaux .En collaboration avec la fondation Paul Delvaux , la commune de Wanze et son centre culturel organiseront à cette occasion une grande exposition Paul Delvaux ( gravures et peintures ). Est aussi prévu un parcours thématique  dans la commune à partir de la maison communale . 

    L'exposition  se tiendra à l'administration communale de Wanze , chaussée de Wavre , 39 , du 23 septembre  au 20 décembre 2017, tous les jours sauf le lundi . 

    Info détaillées via Wanze.be et le site du Centre Culturel de Wanze 

     

     

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     La jeune Géraldine Jamaigne aimait le monde des artistes 

     

     

     

     

  • Noces de diamant pour Anneke et Benjamin , « Papy et Mamy Fleur » , les éternels jardiniers des Potalles

    Anneke et Benjamin Reeskamp ont été fêté dans leur havre de paix , leur jardin « sauvage ».

     

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     Benjamin Reeskamp dans son jardin lors des journées «Wallonie week-ends bienvenue» en avril 2012

    En juin 2001, le site internet de Vinalmont venait de naître et l'un des premiers articles du site était déjà consacré à Anneke et Benjamin

    En effet, cette année là , en 2001, il y a ...des siècles ,dans le cadre de « Wanzoul en fête », l'association Qualité Village et Charles Lenaerts proposaient la découverte des jardins de Vinalmont et de Wanzoul.
    La visite débutait par le jardin de M. et Mme Dubois avec son potager, aux plantes aromatiques et légumes peu habituels, agrémenté d'une pièce d'eau et voisin d'un magnifique verger .

    M. et Mme Mélotte avaient également ouvert leur jardin, créé par messieurs Tellier, père et fils de Wanzoul. Au départ, seul était présent dans le coin de terre attenant à cette superbe maison, un tilleul âgé de plus de cent ans. Ce tilleul  reste l'âme du jardin où les bosquets, les espaces sont rigoureusement structurés et donnent une impression de profondeur.

    Au 70 de la rue de Wanzoul, face au champ où se déroule la fête, la lourde porte du château était ouverte. M. Joly et son épouse accueillaient les visiteurs dans les parcs et jardins.
    Au travers de ceux-ci, la griffe de M. Tellier est omniprésente : cela se présente comme un petit Versaille, avec une pièce d'eau centrale et les buis taillés avec la même rigueur que le jardin précédent.

    La dernière visite , on la faisait chez  " Papy et Mamy fleur "

    Le jardin d'Hanneke et Benjamin était le plus sauvage de tous ceux qui étaient ouverts aux visiteurs.
    Derrière la petite maison des époux Reeskamp, rue des Potales, se cachaient et se cachent encore 50 sortes de plantes dites sauvages. Des centaines d'oiseaux, des grenouilles, des insectes, des papillons se partagent ce monde merveilleux, oasis respectueux de la nature.

    Originaire des Pays-Bas, M. Reeskamp a vécu sa jeunesse tout à côté d'un parc naturel. Accompagné de sa femme, il a fait une carrière en Afrique, en Asie et dans les pays de l'Est.
    Chardons à la grande Berce venue du Caucase, digitales, mufliers, casques de Jupiter : le jardin est donc « sauvage » et c'est un vrai paradis pour les insectes et les oiseaux. Il faut se frayer un chemin entre toutes ces plantes qui ont chacune une fonction : attirer les larves devenues chenilles, les espèces d'insectes nécessaires à la vie…

    Comme en Afrique, Benjamin laisse faire la nature, mais il faut parfois la discipliner avant qu'elle ne vous envahisse. L'amour de la nature est tellement fort chez les époux qu'ils veulent le partager avec les enfants, les voisins. Benjamin était appelé Papy Fleur dans l'école de ses petits-enfants à Waterloo, tant il y amenait des plantes de Vinalmont. Quelle belle récompense.

    En avril 2012 , Anneke et Benjamin récidivent : ils ouvrent de nouveau leur leur jardin extraordinaire,rue des Potalles. aux amoureux de la nature lors de « Journées «Wallonie week-ends bienvenue» . Ce week-end, c'était le paradis terrestre qui s'ouvrait ainsi à qui le voulait .

    (voir La galerie photos du jardin de M et Mme Reeskamp lors des "Journées portes ouvertes" de 2012 ICI )

    Nous sommes en 2017, et M et Mme Reeskamp sont toujours aussi fiers de leur jardin.

    Et c'est bien sûr au sein de ce jardin qu'ils ont été fêtés par les autorités communales à l'occasion de leurs noces de diamant

     

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     Anneke et Benjamin Reeskamp avec les échevins de Wanze Martine Dabée et le Wanzoulois Luc Gonne (Photo sce communication Wanze )

     

     

  • Le relais sacré est passé par Vinalmont

     Tous les enfants de l'école , toutes les institutrices étaient là.

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     Ce mardi 10 novembre, le relais sacré s'est arrêté sur la place des Héros de Vinalmont.

    Les enfants de l'école sont  venus nombreux , très nombreux accompagnés du personnel enseignant . La cérémonie d'hommage aux héros des deux guerres est  rehaussée par la présence des portes drapeaux des différentes associations de combattants - les Vinalmontois Pol Dubois  et Francis Goessens notamment - et par celle des édiles communaux . On reconnait Martine Dabée et Luc Gonne .

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    Après le dépôt de fleurs par les enfants devant le monument, l'échevine de la citoyenneté et de l'enseignement s'adresse spécialement aux écoliers et dit toute l'importance de se souvenir -encore maintenant et encore demain- du combat de nos aïeux pour défendre nos libertés.

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     L'album photo ICI 

  • Le relais sacré à Vinalmont

    Ce mardi  10 novembre , le relais sacré s'arrêtera à la place des Héros 

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    Le relais sacré partira de Wanze (stèle de la sucrerie) à 13h15 ce mardi 10 novembre et sera sur la place de Vinalmont  à 14h30.

    Une cérémonie commémorative de l'armistice aura lieu aussi le 11 novembre à Wanze . 

    Plus de détails via le site de Wanze en cliquant ICI 

     Les photos de la cérémonie à Vinalmont en 2014 en cliquant ICI  

     et les photos de 2013 en cliquant ICI 

     

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  • Wanzoul : 60 ans de mariage pour José et Raymond

    Noces de diamant... toute une vie ensemble

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    José et Raymond ont été fêtés à Conneux,  aux gîtes de Choquenée, ce 17 octobre 

     

    José et Raymond : un petit garçon flamand et une petite fille wallonne que la géographie séparait. Les mystérieuses et heureuses circonstances de la vie vont les réunir pour des dizaines d'années, un... siècle peut-être.

    Une enfance mouvementée

    La petite fille, c'est José Macherot. Elle habite rue Rouvreux à Wanzoul, au dessus du Roua : elle a toujours habité là. A 6 ans, elle connaît déjà la guerre et toutes les facettes, bonnes et moins bonnes, de la nature humaine ; pendant les bombardements, elle descend à la cave et se couche tête bêche avec sa sœur dans le pétrin transformé en lit tandis que sa tante prie. Armand, son papa, envoyé en Allemagne, parvient à s'échapper et revient à Wanzoul pour veiller sur sa jeune épouse ses petits enfants. La maman, Zoé n'hésite pas à affronter un soldat allemand qui vient voler le vélo familial.

    En avance sur son temps

    Cette période de vie marquera José. José sera toujours en avance sur son temps : féministe avant l'heure, à 13 ans, elle conduit la Jeep Willys de son papa au moment des moissons. Armand, qui est l'as du battage, doit aller de ferme en ferme avec les grosses machine à battre et José le suit avec les briquettes, les outils, et les bidons de mazout rangés dans « la charrette noire » accrochée à la jeep.

    Bientôt comptable, José s'occupe très rapidement des factures de l'entreprise de son papa et va de ferme en ferme en vélo, à Bas-Oha, Lavoir, Boingt-Héron, récoltant l'argent. A 16 ans, il n'est pas rare qu'elle se balade à la tombée de la nuit avec plus de 40000 francs belges dans son porte-feuille.

    A l'école, elle est étudiante Erasmus avant que que le concept ne soit inventé : par le biais d'un échange scolaire, elle va en Hollande peaufiner son néerlandais, mais surtout se rendre compte de l'avance de la ville sur la campagne : Rotterdam, c'est le chauffage central, le WC intérieur, la salle de bain alors que, dans son petit Wanzoul, l'eau de distribution est à peine installée...

    Plus tard, après son mariage, elle fait de la politique. Et à la campagne en plus ! Une femme échevine à Vinalmont : une révolution, presqu'un scandale, une honte pour les hommes en tout cas, une première au niveau régional.

    Echevine

    En 1970, elle est donc élue au sein des « Intérêts communaux », haut la main. A 36 ans, elle est désignée échevine ; rien ne lui fait peur, ni le machisme, ni les violences verbales qui retombent bien vite : elle apaise, cherche le compromis au sein de son parti, avec le parti adverse. Ainsi, José, de la liste «Intérêts communaux », va chercher en voiture le socialiste Maurice Masset pour se rendre aux séances du conseil communal. Adversaire ? Non, complice surtout quand il s'agit de défendre Wanzoul contre la coalition des gens de Vinalmont qui veulent placer l'éclairage public dans le centre du village en oubliant les « faubourgs » du Roua ou de Wanzoul. De 1971 à 1976, c'est une législature, ce sont 6 années fastes avec notamment la mise en place du Foyer Culturel (dans les locaux devenus « salle Delbrouck », dans l'ancienne maison Lecocq ), la mixité de l'école, la nomination de Mmes Bellavoine, Duchesne et Vanval et aussi, des événements festifs : les 100 ans de Mme Elise Henquet au Pousserou ou la remise par José d'une médaille d'honneur à Marc Sohet, le cycliste vinalmontois, équipier d'Ocaňa, qui fait trembler et émeut tout le village pendant le Tour de France 1972.

    Les années d'échevinat de José ont marqué la fin des conseils communaux à Vinalmont car, ensuite, ce sera la fusion des communes : «Ce n'était plus la même chose » et José abandonne la politique active.

    Une ardeur d'avance

     

    José garde toujours une ardeur d'avance, une volonté d'indépendance sans faille : à 81 ans, elle conduit sa voiture qu'elle gare sans problème dans le grand hangar entre les deux gigantesques et maladroites moissonneuses auxquelles on doit les seules grattes de sa Peugeot. Elle est aussi la première à s'inscrire aux tables de conversations en langues organisées par la commune de Wanze, elle qui est férue du Wallon « de chez nous ». Elle ne veut pas non plus prendre du retard au niveau informatique même si cela n'est pas sa tasse de thé. José nous dit: «Les inventions et les progrès de tout ordre ( les autoroutes, les grandes surfaces,la télévision, le nucléaire, les fusions, la concentration des services, l'informatique ) ont contribué à l'essor de la société mais en même temps à déshumaniser un peu celle-ci ».

    Raymond

    Raymond Peeters, son mari... depuis 60 ans, est né à Tildonk en 1931, à la ferme car ses parents sont fermiers.

    Lui aussi a connu la guerre tout jeune: il a évacué avec toute sa famille : grands-parents, parents, tante, nièces, et ses 6 frères et soeurs. Le chariot de la ferme tiré par deux chevaux transporte sur les routes le ravitaillement, les plus âgés, le tout petit ou ceux qui sont fatigués.

    La famille est donc nombreuse : la ferme de Tildonk puis celle d'Ophain-Bois-Seigneur Isaac ne sont pas grandes assez. En 1945, Raymond et sa famille viennent habiter à Wanzoul, suite à l'intervention de l' Évêque auprès du Baron... comme diront les gens du village (l'évêque, c'était en fait le curé de Noucelles dans le Brabant qui avait été aumônier dans le régiment du Baron Antoine de la Faille d'Huysse, époux de Marthe de Géradon, héritière du château et donc de la ferme de Wanzoul... la boucle est bouclée). Les Peeters gèrent donc la plus grosse des fermes de Wanzoul. Wanzoul, là où habite... José qu'il épouse en octobre 1955, il y a 60 ans...

    A la ferme

    Depuis tout petit, Raymond a su qu'il serait fermier : « Je ne trouve plus le chemin de l'école  ». Adieu l'école, vive veaux, vaches, cochons, couvées. Raymond vit l'évolution de l'agriculture : notamment les chevaux remplacés par les tracteurs, la batteuse du beau-père remplacée par les moissonneuses-batteuses, « ces engins de malheurs » comme disaient les anciens. A Wanzoul, Raymond et ses frères Charles et Robert, qui ont repris l'exploitation de la ferme à leur compte en 1956, vont de l'avant : ils sont récompensés, en 1965, au concours provincial d'amélioration de la qualité du lait et des produits dérivés ; la salle de traite avec une nouvelle laiterie de Wanzoul est mise à l'honneur ; cela marque aussi la fin définitive de l'époque de la traite des vaches à la main. En 1967, Raymond construit avec ses deux frères Charles et Robert une porcherie moderne rue Rouvreux, près d'où il habite avec José : élevage et engraissement sont au programme. Raymond est le spécialiste de la mise bas. Son travail, c'est sa passion, 24h /24.

    La chasse est son hobby : avec son beau-frère Michel et son frère Robert, avec le fermier vinalmontois Constant Graindorge, il arpente les terres de Vinalmont, Schaltin, Oteppe, Héron. Ils poursuivent le gros gibier à Soye et dans les Ardennes.

    Bonne-Ma et Bon-Pa

    Mariés en octobre 1955, José et Raymond ont 3 enfants : Robert, Marie-Anne, Marie-France avec lesquels ils partagent leurs valeurs. Ils sont des mamy et papy gâteaux avec déjà un peu moins de rigueur pour les petits-enfants, qui font craquer Bonne-Ma et Bon-Pa : Sophie, Benoît, Damien, Guillaume, Marie-Pierre, Romain, Antoine.

    Cette rigueur disparaît totalement avec les arrières petits-enfants, devant lesquels ils fondent.

    I have a dream

    60 ans, c'est vite passé. La vie à la ferme, la vie de famille occupent José et Raymond à temps plein.

    La clé de leur bonheur tient sans doute au rêve de José :

     

    « Je rêve que chacun retrouve, avec les contacts humains, cette spontanéité, cette chaleur humaine faites de compréhension mutuelle et intergénérationnelle, de complicité, de fidélité et d'amour. Il conviendrait de prendre le temps de se parler, de cultiver et d'apprécier les choses simples car aucune technologie, si performante soit-elle, ne remplacera jamais les sentiments ».... 

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    Il y a 60 ans , le 20 octobre 1955