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  • Philippe destinez raconte ...le VINALMONT FC - No 7

    C'est malheureusement le dernier article de Philippe . Eddy Maréchal a complèté le récit de Philippe pou rce qui concerne l'année 78-79.

    Vous pouvez remonter le temps à travers le blog dans les 6 premiers numéros  qui retracent les années 69 à 76.

    Un tout grand merci à notre chroniqueur à la mémoire extraordinaire et à la prose  toujours émouvante .

    1977 à 1981 -La mort dans l'âme mais enfin un titre


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    L'année 1977-1978

    Le duo Craninx -Deliège

    Joseph Craninx avait donc repris la fonction de JEAN PAQUAY à la fin de l’année 1976-1977 et pour 1977-1978, il a officiellement le titre d’entraîneur.

    Les forces vives pour cette année sont dans le noyau pur vinalmontois : Jacquy BEULER, DELHALLE, Guy et Luc GONNE, André POLET, Jean-Paul DAXHELET, Philippe DESTINEZ, Luc PEETERS, Alphonse PONGO, Paul VAN HOECKE,…

    Peu de transferts ont été négociés cette année si ce n’est le retour d' ANDRE HELLA qui avait déjà fait les beaux jours de Vinalmont au début des années 50. C’est un défenseur précieux.

    Le rôle de JOSEPH va se limiter à celui de coach. Il n’intégrera pas l’équipe.

    Lors du premier match, nous avons mené 2-0 et 3-1 face au RC AMAY qui finalement gagne 3-5 chez nous. Il faudra attendre le 3e match contre VILLERS pour que nous l’emportions 1-0. Une belle victoire à THISNES 2-0 et ce sera le seul bilan positif des 8 premiers matchs.

    Lorsque nous arrivons à HUCCORGNE (9e match), c’est SERGE DELIEGE, un battant, qui va prendre les rennes de l’équipe et instaurer une discipline un tant soit peu plus rigoureuse .

    Mais j'ai dû quitter la discipline de Serge pour celle de l'armée : j'ai donc disparu des terrains pour faire mon service militaire en Allemagne .

    On ne prête qu'aux riches

    Une année qui va se terminer avec très peu de points. Il faut dire que nos avions parfois l'impression de na pas être aidé par le corps arbitral , Vinalmont étant considéré comme une équipe « faible ». Et on ne se privait pas de montrer notre mécontentement .

    J'avais commencé, largement relayé en cela par ANDRE POLET, à sortir la phrase: "On ne prête qu'aux riches". Chaque fois que nous estimions qu'une décision nous était injustement défavorable, nous avions recours à cette formule . Elle ne pouvait être considérée comme grossière, ce n'était pas de la violence verbale. Simplement, il s'agissait d'induire un peu de culpabilité dans le chef de l'homme en noir. Personnellement, j'étais connu pour la polémique verbale, pas pour de la violence. 
    Un jour, à THISNES, en 1977 donc , le referee siffle un pénalty pour les locaux. Je sors la formule "Toujours la même chose, on ne prête qu'aux riches". 
    Après la partie, l'arbitre m'avait invité dans son petit local en me disant que je lui avais fait très mal parce qu'il était délégué syndical à COCKERILL et que sa maxime de travail avait toujours été aux antipodes de ce que je lui avais lancé. 
    Un bon point pour l'arbitre qui avait répondu du tac au tac. J'avais été soufflé.
    Dans le même ordre d'idée, la même année, j'avais dit à l'arbitre qui donnait le coup de sifflet final: "C'est ce que vous avez fait de mieux depuis le début". Il m'a dit "Monsieur DESTINEZ (il habitait mon village), nous irons nous expliquer ensemble au Comité provincial". Et j'avais rétorqué: «  Je fais mon service militaire en Allemagne et vous irez tout seul ». 
    Il y était allé et je m'étais vu infliger 2 dimanches de suspension , ma foi peut être un peu mérités .

    Transfert  
    Pour ma part, à la fin de cette année, j’étais décidé à demander mon transfert. J’ai contacté MERDORP où je connaissais le Secrétaire. CAMILLE CORBIER avait dit à ce secrétaire : « Vous allez nous prendre notre meneur de jeu  depuis des années ». J'avais été touché par cette remarque .

    C’est donc , la mort dans l'âme , que je suis l'évolution de Vinalmont depuis Merdorp durant la période 78-79 et 79-80.

    L'année 78-79- Allo Vinalmont, ici Merdorp-Les Maréchal

    C'est avec joie que j'attends les duels Merdorp -Vinalmont ou que je retourne voir la réserve de Vinalmont le dimanche matin . SERGE DELIEGE est resté aux commandes. LUC PEETERS est parti à FAIMES. .

    Eddy Maréchal raconte : "Pour le championnat 1978-79, le comité avait transféré plusieurs joueurs qui en plus d'être des copains , étaient aussi d'un très bon niveau footballistique;
    on se souvient bien sûr de Maurice Monnoyer, de Gougnies; il y avait aussi Pierre Fabry, un brillant n° 10 qui était originaire de Havelange et qui était surtout un ami proche de Louis qui l'avait persuadé de tenter l'aventure vinalmontoise.
    Les frères Léonet ,Bernard (actuel président de Vyle et Tharoul) et Michel, sont également arrivés cette année-là; ajoutons-y encore André L'Enclud, un défenseur sobre et précis .Pour terminer, il y avait aussi le regretté Benoit Sottre (mort à 26 ans d'un accident de moto), un p'tit gars de la Sarthe, hargneux, combatif et dur sur l'homme. Tous ces joueurs et les 3 "Maréchaux" évoluaient régulièrement le vendredi soir , voire le samedi après-midi, avec le F.C. Edlweiss, une véritable équipe de café (situé rue Neuve où se trouve actuellement le Lutécia, je crois) comme il en poussait dans tous les patelins en cette fin des années 70. Ces prestations ,avant le rendez-vous dominical, n'étaient , à juste titre, guére appréciées du comité, Arille Joiret  et Camille Corbier ; mais quand on a20 ans, on  sousestime facilement l'énergie dépensée lors de ces "matchs" de préparation et plus encore... lors des après-matchs......"
     

    L'année 79-80, Les Maréchal

    Les résultats ne sont pas au diapason des espérances et et en 1980, JEAN HANQUIN se voit confier le poste d’entraîneur. . L'équipe est jeune et prometteuse.

    Il y a en effet alors 3 MARECHAL sur le terrain: le terrible Eddy, étoile montante , le toujours déroutant René et l'élégant Louis : tous trois avaient la fibre footbalistique et un talent inné . Il y a aussi toujours deux GONNE : Luc est en effet venu en renfort pour mener la défense ou conduire l'entrejeu selon les besoins mais Paul a bientôt intégré le comité et joue souvent en réserve .

    Le talent était là : sans doute plus de talent que Vinalmont n'en avait plus eu depuis des lustres; mais les résultats n'ont pas suivi .

    A deux dimanches de la fin, les Vinalmontois sont venus à MERDORP avec des joueurs que j’avais, en fait, tous connus. On m’avait demandé ce jour-là si je reviendrais jouer à Vinalmont . J'ai accepté .

    L'année 80-81- On fini par en...fin un titre

    Retour

    Je suis donc revenu à Vinalmont en 1980. L’équipe était bien charpentée autour de valeurs sûres . Dans l'équipe figuraient notamment JACKY LEROY qui avait fait les beaux jours de Bas-Oha , HELLINCKX de Marneffe, notre buteur , LUC PEETERS de retour de Faimes , toujours deux MARECHAL (Louis et René , Eddy ayant gagné ANTHEIT). Il y aurait eu moyen avec tout ce beau monde de se défendre. Malheureusement ,comme me l'avait dit de suite LUC GONNE en termes fleuris, l'entraineur n'était pas à la hauteur.

    Nous perdons le premier match 2-3 chez nous face à MERDORP ; nous allons faire un 2-2 contre un bon VILLERS et puis 0-4 face à FAIMES.  Jeune papa , j'ai arrêté là la saison .

    Le titre

    L'équipe réserve s'en tirait bien et gagnait même le titre (cela a fait l'objet d'une chronique enthousiaste et séparée que vous pouvez voir en cliquant ICI)

    L'équipe (voir la photo en tête de note) comportait notamment Jean Hanquin, Albert Goset, André Polet, Cajou , Jean-Paul Smets, Léon Kockelmans ,Michel Leboute , Eric Dubois, Yvan Joiret , Paul Gonne, Jean-Luc Dethier , Jean-Paul Daxhelet, Jean-Claude Maillard, Luc Peeters, Pol Van Hoeck, Fernand Richard et Jean Feron.

    Suite mais pas vraiment fin.

    L’année suivante, c’était la fusion, inéluctable selon certains (la fameuse mondialisation source de tous les bonheurs ) ou difficilement digérée par d'autres (d'autant plus mal digérée qu'ils se sentaient mangés par Antheit ) .

    Mon récit s’achève là comme s'achève la vie du Vinalmont FC. Et comme se termine ma carrière footbalistique.  Je suis plus jamais monté sur un terrain de football.

    Mais tout n'est pas que football et la vie a continué, avec des hauts et des bas .

    S’en allait donc déjà cette « grande » période footbalistique, une période de notre jeunesse , une période dont « on se souvient », une période qui rend plus que jamais juste la citation de IBSEN : « La mémoire a été donnée aux hommes pour qu’ils aient des roses en hiver. ».