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  • La maison en face de l'école de Vinalmont ...Il y a 100 ans et aujourd'hui ...la suite

    Les souvenirs et nouveaux témoignages de Jean Lecocq, Michel Lemans, Norbert Dubois, Jean-Pierre Pacolet, Emile Smettin, Daniel Massin, Jacqueline Ruisseau-Ledure et Denise Graindorge

     

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    Les parties "gauche" (objet de la peinture Luc Saint Georges) et "droite " de l'habitation (maison Massin) avec au centre l'allée qui mène à l'ancienne demeure à l'arrière -Photo M Massin . 

    La maison en face de l'école (le no 8 de la rue Mottart Laloi) est aujourd'hui la propriété de Monsieur Massin. Les batiments qui constituent l"ensemble de la parcelle  voisine de chez le Dr Mélotte (ancienne maison Collin) ont été rachetés par Daniel Massin en 1981 à la famille Legros­ . La maison figurant sur la peinture de Luc Saint Georges présentée dans une note précédente est actuellement louée à une charmante ancienne prof. d'anglais.  La partie droite, en regardant la maison de l'école est occupée par Daniel Massin et sa compagne Michèle Bossy, Michèle qui est par ailleurs membre du comité des Spiteux.

    Outre ces deux habitations, il y avait autrefois, à l'arrière, une troisième demeure, une maison que l'on ne voit pas à partir du chemin

    Mais nous pouvons la découvrir à partir de la photo aérienne que nous a fait parvenir Jean Lecocq , soit une vue d'ensemble du site avec les 3 parties du complexe. Perpendiculairement à la rue Mottart Laloi, on trouve donc la maison que l'on ne voie pas du chemin, celle avec le long toit orangé.

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    Merci à Jean Lecocq pour cette vue d'ensemble Google earth  avec la maison Mélotte à gauche et donc au centre la maison no7 , avec la partie arrière perpendiculaire à la rue (toit "jaune")

    Cette partie arrière du complexe,  la doyenne de Vinalmont, Denise Graindorge, bientôt 97 ans, s'en souvient très bien : elle y a connu vers 1938, une famille Houlmont dont le fils s'appelait Raymond et qui hébergeait un pensionnaire âgé appelé Jules Graindorge.

    Cela rejoint les souvenirs d'enfance de Norbert Dubois, l'ex Wanzoulois: il se rappelle que ses grands parents maternels, la famille Graindorge (les parents de Charlotte et Juliette Grandorge) ont eux aussi habité une partie de cette maison.

    Et quelques années plus tard ...toujours à propos de cette maison au bout de l'allée de la maison du no 8, Jacqueline Ruisseau-Ledure, la fille de Denise Graindorge, la petite-fille de Charles Graindorge et Jeanne Delhamende, nous raconte: 

    - Je suis née le 14 mai 1943 et j'ai habité mes 6 premières années au no 7 de la rue Mottart-Laloi (en face de chez Alphonse actuellemment ) à côté de la maison actuelle de Monsieur Massin , le no 8. Je me rendais, presque chaque jour, au n° 8, dans la petite maison au fond de la cour.

    A la fin des années '40, cette maison  était occupée par Mathilde « Nanet », veuve de Sylvain Daubée. Elle avait perdu son fils Pol (père de Robert Daubée) dans des circonstances dramatiques. En effet, il avait été tué par le train, au passage à niveau de Wanze, en compagnie de Pol Vincent. Leur tracteur, chargé de betteraves, avait été happé par le train.

    J'ai toujours en mémoire la toile cirée sur la table, le bol, le sucre, le sirop et la tartine de beurre. L'odeur du café, cuit et recuit sur le coin du poêle, flottait toujours dans l'air.

    Mathilde avait des goûts étranges car elle aspergeait son assiette de frites avec du sucre fin.

    Le peu qu'elle possédait était toujours rutilant de propreté.

    Ensuite, vinrent Olivier (Malaise?) et Arnoldine, laquelle était rebaptisée « Radoline » par André Polet, lorsqu'il était tout petit.

    Jacqueline se souvient aussi de la maison où a habité le peintre Luc Saint Georges à savoir la maison Racoux (maison Emmanuel Gillet, au dessus de chez Alphonse Pongo  aujourd'hui). 

    - Vu de mes 5 ans, l'atelier de chez Racoux me paraissait immense.Le mardi-gras, les malles, remplies de « costumes de princes » , réalisés par Lambert Racoux , me fascinaient. C'était l'univers de ma petite enfance.

    Le garde champêtre Joseph Bolly a aussi habité cette demeure du bout de l'allée. 

    De 1954 à 1956 , c'est un cordonnier, Charles Lecocq, qui occupe la maison au fond de l'allée du no 7, maison à laquelle était annexée des étables . L'épouse de Charles est l'amie de la maman de Michel Lemans : c'est Marie – Thérèse Rasquin -Lecocq . Il y aura 4 garçons dans la famille Lecocq-Rasquin: Bernard, Jean , Dominique et Marc.

    Jean Lecocq nous dit :

    - Marc, mon petit frère,  est né à Vinalmont en mars 1955. Son parrain sera Jean Collin, le voisin vétérinaire. Notre famille est alors partie pour le Canada ...

    Merci à Michel Lemans et Jean Lecocq pour ces témoignages. 

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    La maison à l'arrière (photo 1991- YJ)

    La famille Pacolet habitera alors cette même maison du bout de l'allée de 1956 à 1961. Dans un précédent article, nous avons évoqué cette époque de Marcel et Solange,  le papa et la maman Pacolet, de Marie-Claire, Jean-Pierre, Maurice et Francis, les enfants . (Merci à Jean -Pierre pour sa précieuse contribution).

    Dans ses notices du Patrimoine Hutois, M Comanne , l'historien de Vinalmont, fait état d'une porte datée de 1755 avec les initiales AP sur la bâtiment perpendiculaire qui a été habitée par les familles Lecocq et Pacolet . M Comanne fait mention pour l'ensemble du complexe d'une construction du milieu du 18ième siècle (sur base de l'indication 1755 sans doute en partie)

    Au départ, l'ensemble du complexe était la propriété des 3 soeurs Jamar (voir la note précédente). Les soeurs Jamar occupaient elles même  la partie de droite en regardant de la rue , la maison au poirier (voir aussi la photo aérienne). En 1956, 2 sœurs Jamar y habitaient toujours : Zélie et Elise. Zélie est décédée  en 1957 (ou 1958) et Elise a été hébergée à la fin de sa vie chez Eugène Derclaye .

     

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    La maison au poirier ou maison Jamar , Smettin , Legros et aujourd'hui Massin (photo  1991 YJ)

    La famille Smettin occupera donc cette partie de la maison (voir la note précédente) vers 1963. La petit maison objet de la peinture de dessinée, devenue insalubre , servait pour ranger les vélos et d'atelier et certains des bâtiments à l'arrière étaient utilisés comme remises. (merci à Emile Smettin pour sa contribution et l'idée originale )

    La famille Legros succédera à la famille Smettin . Et donc maintenant c'est Daniel Massin et sa compagne qui occupent cettte partie droite de l'habitation . La boucle est bouclée.

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    Entrée vers la maison au poirier -Photo 1991 (YJ) 

    La partie de gauche sur la photo aérienne (ou en regardant de l'école ) a donc été longtemps été inoccupée avant sa réhabilitation complète par M Massin . Cette bâtisse a cependant une longue histoire. Elle aurait été une forge selon Daniel Massin : « Marcel Pacolet m'avait raconté qu'en des temps reculés, la maison de la peinture était l'atelier d'un maréchal-ferrant. D'où la présence des 3 arcades pour faire entrer les chevaux. A l'intérieur de la maison existe toujours une goulotte qui permettait de tirer l'eau dans le puits contigu pour abreuver les bêtes.

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    La partie gauche de l'habitation (maison Guillaume) avant réhabilitation et l'allée qui mène vers la maison et les granges-étables  à l'arrière (photo D. Massin)

    Jean Lemans confirme : « Je crois que c'est mon grand père Marcel Lecocq qui me l'a dit... C'est la disposition des deux encadrements de porte juxtaposés que j'ai vue à d'autres endroits qui confirment la chose. Une porte est prévue pour l'accès au travail qui servait à maintenir le cheval en place et l'autre porte est nécessaire pour le passage des hommes ».

    Dans la seconde moitié des années 50 , Jean -Pierre Pacolet se souvient que cettte  petite maison « de devant » à gauche était louée à une famille avec 3 ou 4 enfants dont la maman s’appelait Christiane…. Cette famille possédait...une roulotte qui était stationnée le long du mur à gauche. Et il ajoute (voir note précédente ) : «  Ces personnes ont déménagé à Marchin et ont été remplacées par Lucien et Alexandrine Guillaume, les grands parents de Monique et Robert Guillaume".

    Et donc aujourd'hui fin de l'histoire pour cette partie gauche du complexe avec une sympathique prof d'anglais à la retraite, Mme Hanquenne, dans un bel écrin de verdure et une maison rénovée.

     

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     La partie droite réhabilitée par Monsieur Massin: une ancienne forge ? (photo D Massin )