vinalmont

vinalmont wanzoul

  • Léonard Pongo:National Geography , la très réputée revue de référence au niveau des analyses de l'évolution culturelle , a ouvert  ses colonnes au Vinalmontois  qui expose actuellemet à Berlin

     Un mal nécessaire 

     pongo-uncanny-edit-204.adapt.536.1.jpg

    Photo Léonard Pongo: Jeune femme en transe lors d'un culte du dimanche 

    L'article de Ye Ming relatif au « Congo d'aujourd'hui », récemment paru dans « National Geography » , le réputé magazine à l'audience internationale , est intitulé :  Un pays où Croire (la foi) devient   un « Mal nécessaire » .

    « Un Mal nécessaire  » trouve son origine dans le titre du dernier travail de Léonard Pongo, dont le long séjour au Congo dans des milieux impénétrables pour le commun des journalistes, a intéressé la presse mondiale.

    L'article de National Geography commence par situer le projet de Léonard :«  Au fur et à mesure qu'il a grandi , Léonard Pongo a eu la vision d'une République Démocratique du Congo (RDC) à la fois fascinante et mystérieuse .

    Né d'un papa congolais et d'une maman belge , Léonard Pongo a en effet grandi en Belgique et n'a fait ses premiers pas au Congo qu'en 2011: à ce moment , il y a couvert l'élection présidentielle anticipée  ». Mais il a voulu comprendre plus en profondeur l'âme congolaise .

    Au delà des élections, National Geography met en avant les photos mais aussi les sentiments et avis autorisés de Léonard quand il explore l'intersection entre le christianisme et le pouvoir après la période « d'après guerre », . Léonard met en relation pouvoir, corruption , église avec les espoirs, rêves et ambitions d'un peuple.

    Léonard ne parle pas sans savoir: pour s'intégrer réellement dans la culture du pays de sa famille , il a appris le Lingala, la langue de la République Démocratique du Congo et il a travaillé en collaboration avec des équipes de TV locales dans diverses régions du pays.

    Grâce à ses relations, Léonard a pu photographier les services religieux : ses clichés font la part belle aux sentiments des gens pour lesquels les célébrations religieuses ont une importance vitale au sens premier du terme.

    La preuve:70 pourcents des 77 millions d'habitants du pays assistent à ces services et 90 pourcents suivent le christianisme selon l'une ou l'autre forme .

    « Le revival..isme » est notamment un des mouvements chrétiens particulièrement fascinant . Ce mouvement , que Léonard a côtoyé de près , a proliféré au Congo dès les années 80'.

    Les pratiques de ces églises indépendantes fusionnent doctrine protestante avec des rituels basés sur des mélanges de superstition et de sorcellerie qui perpétuent notamment la croyance selon laquelle les gens peuvent être possédés par des esprits malveillants .

    Les pasteurs -souvent autoproclamés- ont un pouvoir certain sur le peuple notamment en période d'élections locales . Les aspects pécuniaires ne sont jamais loin.

    Par contre , les églises offrent au public des services qui, dans beaucoup de régions , sont encore inexistantes dan le Congo actuel . C'est le cas au niveau de l' éducation de base : les écoles ont été fondées par le gouvernement mais ce sont les institutions religieuses qui les administrent au jour le jour .

     pongo-uncanny-edit-213.adapt.1190.1.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      La foule se rassemble à l'ACK Church à Kinshasa (Photo L . Pongo) 

    Léonard est donc confronté à des sentiments contraires : la rancœur de voir le pouvoir omniprésent des pasteurs d'une part , le réconfort de se rendre compte des bienfaits associés aux offices qui apportent de la sérénité et de la joie aux assistants , d'autre part.

    " La foi des gens est vraiment réelle"  dit Léonard et cette foi est un « mal » nécessaire.

    Léonard conclut : « Les petits événements irrelevants au niveau international ont beaucoup plus à dire sur ce qu'est la « vraie » vie en RDC que certains événements « médiatiques ». La presse internationale a tendance à voir le Congo comme une catastrophe géopolitique et un pays en crise . Les crises et les guerres , on ne peut les nier . Mais ce à quoi je suis arrivé à penser vraiment , c'est que le peuple congolais , au jour le jour , ce n'est pas la guerre : les gens ont des vies , des identités , des rêves , des ambitions  » .

     

    Léonar expose actuellement à Berlin dans le cadre d'une interrogation sur la migration et l'identité culturelle ,soit  les maîtres mots des présentations organisées jusqu'au 9 novembre :Gemischte Gefülhe, du mardi au dimanche , de 11 à 17h , Tempelhofer Damm, 1-7. 

    Léonard a éte sélectionné parmi des dizaines de jeunes talents bruxellois . Pourquoi des Bruxellois? Parce qu'à Berlin , on pense que Bruxelles est le nouveau ""Berlin": un peu provocateur ?

     

    pongo-uncanny-edit-220.ngsversion.1495519223208.adapt.676.1.jpg

    Photo L. Pongo. 

    L'article de National Geography ICI

    ...avec l'album photos de Léonard Pongo y associé ICI 

    Le site internet de Léonard ICI 

    Léonard Pongo sur Vinalmont.be ICI 

     

  • "Vinalmont: Les Images d'Alors" :une nouvelle photo et le debriefing de la précédente

     

    Et la nouvelle photo ? La voici . 

     

    1-20170213-roua1992132.jpg

    La date? Le lieu ? Quelle manifestation ? Préparation des septennales, communion,  procession, fin d'année scolaire , cortège pour la centenaire ou peut- être autre chose :qui sait ? Qui reconnaissez vous ? 

    La photo précédente

    20170205-lesimagesdalors-cheval-1.jpg

    Paul Gonne , en première loge, commente la photo présentée il y a 1 semaine : « Amusant ! Cette photo a été prise... chez nous (rue Quique); plus exactement au tout début de l'allée qui mène au jardin, en direction du cimetière.

    Quant à la date, c'est plus compliqué. Les peupliers sont toujours là, dans le pré qui hébergeait notre terrain de foot. La maison de notre ancien voisin, Gilbert, n'était pas encore peinte en blanc. Le panneau réglementant le stationnement (dont j'avais oublié l'existence) date de l'époque "Moonlight", celui-ci ayant cessé ses activités en 1995. La présence du panneau (on remarque que les fourchettes horaires concernent les nuits de WE) se justifiait par la nombreuse clientèle de l'établissement: des voitures stationnaient souvent jusqu'au cimetière.

    Autre indice, mais plus hypothétique: le style de la photo. Je ferais le pari que l'auteur n'est autre que.. Yvan lui-même. Et la voiture? Ne s'agit-il pas d'un modèle Fiat que tu as possédé à une certaine époque ?
    La photo pourrait donc dater de la fin des années 80, voire du début des années 90. ". Merci Paul .

    Les peupliers ont marqué les esprits . Isabelle Van Hoecke  s'en souvient. Anaïs Delcourt s'en rappelle aussi comme elle se souvient de l'époque du grand feu (1995 propose Anaïs) organisé dans les alentours avec parfois des années très boueuses comme indique Pascal Dethier .

    Mélanie Goffin reconnaît aussi l'endroit . Michel de Gheus se souvient bien du Moonlight comme Isabelle Halleux qui date avec précision la photo (entre 1991 et 1993, donc 1992) . Bravo Isabelle.

    Carole Morsa nous indique que c'était Jacques Freyman qui tenait le Moonlight (jusqu'en 95 nous a donc dit Paul Gonne)

    Ce Moonlight a fait couler beaucoup d'encre et de ...bière. Le panneau de la photo, nous disent Jean -Paul Smets et Jean -Marie Stevens, faisait partie des dispositions prises contre les inconvénients pour les riverains causés par les nombreuses voitures des clients du dancing (dancing donc dans les bâtiments de l'actuel restaurant « Le fourneau Sainte Anne »).

    Car, la mayonnaise dans les boîtes aux lettres, les verres abandonnés en rue, les papas furieux... , Stéphanie Corbier s'en souvient aussi bien sûr ...

    Merci aussi à Lionel Constant qui a vu l'incongruité d'une Fiat dans ce paysage champêtre, à Anaïs Richard, Pascale Fontaine et à tous ceux qui ont identifié l'endroit.

     

    N'hésitez pas à envoyer des photos anciennes .

     

     

     

  • Black out sous la neige à Wanzoul 

    La vie en noir et blanc un vendredi à Wanzoul

     

    black out wanzoul,vinalmont wanzoul

    La journée de ce vendredi 15 décembre avait bien commencé . C'est l'anniversaire de Dax , la campagne de Wanzoul s'est couverte d'un beau manteau blanc comme on dit dans les rédactions et les chasse neige sont déjà passés à 7 heures du matin .

    C'était trop beau . C'était sans compter sans le réveil qui s'est mis à sonner puis tout de suite après sur une douloureuse et subite coupure de courant , comme cela très tôt le matin , ouf tout juste après un coup de rasoir... électrique .

    Plus d'électricité mais pour combien de temps ? Internet ne fonctionne plus , Tecteo est aux abonnés absents, un comble : on ne sait rien. Notre gentil voisin Bernard Morsa, qui rit dans sa barbe avec sa monstrueuse réserve de bois , vieux sioux devant l'éternel , met en route son feu de bois pour répandre la nouvelle via les nuages : un câble est tombé près du château de Wanzoul , un camion est en ciseau ; il faut le temps de réparer .

    Le chauffage central à mazout ne marche bizarrement qu'avec l'électricité (on ne m'avait pas tout dit) . Il fait froid. Une bonne tasse de café ferait du bien mais comment en faire : la machine Nespresso ne marche pas malgré mes appels répétés à George Clooney qui ne répond qu'aux belles blondes . Mon vieux camping gaz ,lui , rend l'âme avant d'avoir chauffé une goutte d'eau . Je vais aller chez le voisin , mais zut , il passe comme un démon avec sa jeep pétaradante bien heureuse de voler au dessus de la neige une fois l'an .

    Masi bientôt tout est calme : plus  d'auto et quand une voiture passe ,c'est tout doucement sur le matelas de neige sans faire de bruit. Les enfants ne sont pas allés à l'école . Il fait déjà bientôt noir . On allume les bougies ,on raconte des histoires , on se parle . Ouf ,on n'aura pas droit aux catastrophes journalières de de Brighode . Finalement une bonne journée d'autant plus que, tard le soir , quand on ne s'y attendait plus , la lumière jaillit . Mais nom di dju , il n'y a plus d'eau maintenant ! Ce n'est rien avec de l'électricité et de la neige , je vais faire de l'eau et apporter du café aux voisins . Car Wanzoul est quand même le plus beau des villages avec les meilleurs des voisins .

     

     black out wanzoul,vinalmont wanzoul