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vulcanologue wanzoul

  • Benoît Smets , le vulcanologue de Vinalmont , sera la vedette de 2 émissions de la BBC

     

    Tous devant votre « poste » ce dimanche à 22h et le dimanche suivant

     

     Une petite vidéo d'annonce assez impressionnante 

    Nous avons déjà parlé sur le blog et le site de Vinalmont des recherches et activités du vulcanologue  Benoit Smets au niveau des volcans africains . Benoît - le fils du chauffagiste wanzoulois Jean-Paul - sera une des vedettes des documentaires "Expedition Volcano"de la BBC programmée en parallèle à son expédition de juin dernier. Ces émissions sont programmées

    • ce dimanche sur BBC2, à 22h (heure belge)

    • et la seconde normalement le dimanche suivant (il y a 2 épisodes) à savoir le 3 décembre

     

    Soyez donc devant votre TV déjà ce dimanche.

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    Vulcanologue, une profession , une passion 

    Le parcours de Benoît est plus qu'atypique : vulcanologue,  il est passé des cordes du petit mur d'escalade du « Point forme » à Huy aux parois d'un des volcans les plus dangereux du monde, le Nyiragongo.

    Imprudent, inconscient ? Non, cela en vaut la peine selon notre jeune docteur en sciences qui travaille donc dans les domaines de la volcanologie et des risques naturels, pour le compte du Musée Royal de l’Afrique Centrale, en Belgique. Lors de ses premières années de carrière, il s'est spécialisé sur une région spécifique d’Afrique centrale : la Province Volcanique des Virunga, à l’est de la République Démocratique du Congo, là où se situent deux des volcans les plus actifs d'Afrique: le Nyiragongo et le Nyamulagira.

    Ces volcans menacent directement une population de plus d’un million de personnes. Ce volcan a déjà produit deux éruptions de flanc désastreuses, en 1977 et 2002.

    Les objectifs principaux de ses travaux et de ceux de ses proches collaborateurs sont donc simples : améliorer les connaissances scientifiques, la surveillance volcanique et l'évaluation de la menace liée aux Nyiragongo et Nyamulagira.

    A travers leur projets de recherche, ils fournissent également des formations à leurs partenaires congolais pour leur transférer un maximum de compétences localement, que ce soit pour la recherche fondamentale, la surveillance des volcans ou la gestion des risques volcaniques dans la région.

    « Le fait de travailler à tous ces niveaux donne énormément de sens à notre recherche, car nos résultats sont bénéfiques tant pour la science que pour la société. Vous comprendrez donc aisément la passion qui nous anime » dit Benoît.

     

    L'expédition de juin 2017

    Nous vous avions parlé de l'opération de crowfunding , de financement participatif menée par Benoît en début d'année 2017.

    Grâce au soutien de tous , Benoît et son équipe ont réalisé l'expédition prévue, une expédition scientifique et périlleuse menée en juin 2017. Benoît est en effet descendu, avec plusieurs collègues, dans le cratère du Nyiragongo pour mesurer pendant plusieurs jours les variations verticales et les mouvements de surface du lac de lave.

    Le but majeur de cette expédition périlleuse de 12 jours, était  de pouvoir quantifier les variations de ce lac de lave et ensuite de les comparer à différents paramètres géophysiques utilisés pour la surveillance du volcan, comme les mesures de tremblement de terre, de déformation du sol ou encore d’émissions de gaz.

    « Ainsi, nous pouvons mieux interpréter comment est traduite l’activité volcanique dans ces signaux géophysiques et, par conséquent, mieux déceler toute variation d’activité pouvant mener à une éruption dangereuse » indique Benoît.

    Les plus grands dangers

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    L'ancien marine Aldo Kane, le leader de l'expédition au niveau de l'organisation du projet de la BBC,  a accompagné les vulcanologues et scientifiques, avec à leur tête Benoît Smets .

    Bourlingueur devant l'éternel , Aldo est cependant bouleversé par l'expérience : « Il y a plus de gens qui ont été dans l'espace que que de personnes qui se sont trouvées au centre d'un volcan tel le Nyiragongo ,à proximité extrême de centaines de mètres de magma en ébullition ."

    De plus les membres de l'équipe ont dormi là dans des tentes au péril de leur vie .

    "Les risques les plus importants dans le cratère sont les chutes de pierres, des blocs de pierre de la taille d'un frigo parfois » indique Aldo .

    "Les gaz acides ne sont pas trop un des soucis quand on est dans le cratère mais le CO2 peut être un problème sérieux  : s'il s'accumule dans des concentrations élevées, il peut être mortel", détaille Benoît Smets.

    Une condition physique ...d'enfer donc et une connaissance des techniques d'escalade ont été nécessaires pour Benoît et tout son team. Se blesser sérieusement aurait en effet été catastrophique : toute intervention d'un secours extérieur aurait bien entendu pris un temps certain . Pas question de faire appel à un hélicoptère dans une tel cas.

    Le manque d'eau et de nourriture était aussi tous les jours une menace pour les membres de l'équipe qui ont vécu sous terre de 10 à 15 jours , suivant leurs missions. Comme tout le nécessaire avait été descendu à force des bras , rien de non indispensable n'avait été emporté .

    « C'est vraiment l'homme contre la nature dit Aldo Kane . Chapeau aux scientifiques, géologues et vulcanologues , qui risquent leur vie dans de telles conditions pour atteindre les résultats espérés au niveau scientifique .» 

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  • L'équipe de chercheurs de Benoit Smets, de Vinalmont, à la TV

     Ce sera le 7 juin sur la UNE-RTBF dans Matière Grise

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     Benoit Smets est vulcanologue, chercheur au sein de l'European Center for Geodynamics and Seismomogy . Nous avions déjà relaté ses recherches

     Ce jeudi 7 juin à 23h05 , l'émission « Matière grise » présente la recherche de l'équipe de Benoit Smets au niveau du volcan Nyirangongo au Congo .

     Il s'agit d'un document exclusif : "Danse dans la gueule d'un volcan" que le site de la RTBF présente comme suite :voir le site RTBF
    « Imaginez escalader une montagne de feu, atteindre son sommet à plus de 3.000 mètres d'altitude puis descendre en rappel sur ses flancs internes, à l'intérieur de sa gueule fumante, pour tenter de prédire à quel moment elle va se mettre à cracher sa lave sur les villages environnants... Cette aventure, c'est celle que vivent les scientifiques du Musée Royal d'Afrique Centrale de Tervuren, en cordée avec le Musée National d'Histoire Naturelle du Luxembourg. Et c'est au Congo qu'ils se rendent pour prendre régulièrement le pouls du Nyiragongo, le volcan le plus actif d'Afrique, dont la dernière colère a tué près de 200 personnes dans la région de Goma. Désormais, le monstre est donc placé sous surveillance étroite et ce sont nos chercheurs belges et luxembourgeois qui effectuent ce monitoring, venant ainsi appuyer le travail de l'Observatoire volcanique de Goma. Concrètement, il s'agit pour eux d'aller y installer des instruments de haute technologie, capables de mesurer la moindre respiration du volcan. Ce qui veut dire s'approcher tout, tout près de la gueule de la bête : un lac de lave en fusion gigantesque, hallucinant de beauté mais extrêmement dangereux à cause de sa lave très liquide qui menace à tout moment de déborder. En exclusivité, Matière Grise a pu envoyer une équipe pour accompagner les chercheurs dans leur incroyable aventure, dans une région instable ... »