vinalmont

L'obsession tranquille de François Goffin , le photographe du Roua

 François expose à Bruxelles à partir de ce 29 mars 2017 

 

francois_goffin_site_1.jpg

Muss es sein ? Es muss sein ! Cela doit -il être? Cela est !

Cela est ...le titre de l'exposition de François Goffin à la galerie Contre-type ,  avec Louise Narbo  (coupe sombre) et aussi avec l.n et f.g (dialogue);  et ce du 29/03 au 28/05 .  Le vernissage aura lieu le 28/03 de 18 à 21h .

François vous y invite . Le titre de l'expo ,il l'a emprunté au père Ferré, lui même l'ayant trouvé au bas d'une partition de Beethoven . 

"Il nous faut choisir, dit François  entre le réel et la fiction , le pesant du corps et la légèreté de l'âme . C'est aussi en substance ce que nous raconte Kundera dans "l'insoutenable légèreté de l'être". Il nous appartient de définir une existence dans un réel choisi ".

"Muss es sein? Es musss sein! ": le travail de François sera visible à Bruxelles mais sera aussi mis en valeur via un livre de 64 illustrations et  96 pages (entretien avec Sylvie Canonne) . Le format : 27,3X18,4 cm ; couverture suisse cartonnée avec impression sérigraphiée sur tissu rouge. Edition Peperoni Books, Berlin , 2017. 

François , nous avons déjà parlé de son "travail" sur Vinalmont.be où vous pourrez aussi retrouver sa biographie et un pannel de ses clichés 

17201018_10155223054039446_5364358916787342255_n.jpg

Un bon ami de François , qui le connait bien , raconte : 

"L'air de rien, François Goffin fait ses images ; ou pour être plus précis, on peut dire qu'il les recueille sur le chemin d'une vie qui est la sienne. Mais ces choses vues, ces endroits, ces visages, regardent aussi les autres — sinon, nous n’en serions pas là. Il parle assez peu de ces aventures épiques et dérisoires ; quand on lui demande ce qu’il devient, tout va, semble-t-il — plutôt pas mal ; il faut agir, photographier, à la fois vite et lentement, c’est un peu le sentiment que l’on a de son travail quand on lui parle, toujours en en coup de vent, entre deux portes ; car il est toujours pressé ; impatient de faire ses photographies lentes et calmes. C’est bizarre, paradoxal, mais charmant.

 

Il lui faut faire absolument apparaître quelque chose dans la ritournelle du quotidien. Coûte que coûte. Des nuages, des herbes, des corps, des visages familiers, ou étrangers. Dans ce geste photographique qui confine à l’obsession tranquille, il faut continuer. . Il y a quelques années, François a publié un livre qui s’appelait « Les choses simples ». Pour lui, ce sont les événements les plus normaux en apparence qui sont les plus étranges. Les plus sidérants, même. Dans ce travail, pas d’invention, de reconstitution, mais une attention nerveuse et joyeuse à ce qui est. . Une image peut-être en effet regardée comme un seul vers de poésie, ou une petite phrase glanée au hasard d’un livre. Un seul regard pour de multiples résonnances spirituelles.

 

17458167_10155263056004446_1808029737294586482_n.jpg

 

Quand je pense à François et à ses images, me revient à l’esprit le souvenir de l’écrivain Robert Pinget, et de son personnage mythique, Monsieur Songe — qui « pense à ses exercices quotidiens et leur trouve une apaisante justification. » François se livre lui aussi, humblement, à ces exercices quotidiens. Tracer les contours incertains de la vie, égrener des images pour questionner le temps qui passe. En feuilletant les pages de ce livre, c’est le mot « ouverture » qui semble coordonner ces photographies dont la diversité procure beaucoup de joie. Des motifs reviennent (comme la nature, foisonnante et étouffante), ils rythment avec justesse cet ensemble d’images ; mais François sait aussi habilement ménager des surprises, que je nommerai des couacs visuels, pour introduire un peu de bizarrerie et de dissonance quand tout semble trop beau et trop calme.

 C’est par exemple l’irruption de couleurs criardes dans certaines images, ou de sujets plus prosaïques (un joggeur essoufflé, une image publicitaire fatiguée) qui montrent que l’œil de François, s’il scrute amoureusement un espace intime, ne perd jamais non plus de vue l’opacité du monde : son usure, et son inanité.". Beau témoignage . 

 

 En pratique 

OU ?

Galerie Contretype,  4A Cité Fontaine , 1060 Bruxelles ; tél 02 538 42 20  ; www.contretype.org

QUAND ? 

L'exposition de François Goffin et Louise Narbo est visible du  29/03/au 28/05/2017 . Le vernissage aura lieu le 28/03 de 18 à 21 h . L'exposition est partagée avec l.n et f.g  qui présente "Dialogue". 

La galerie est accessible au public du mercredi au vendredi , de 12 à 18h , samedi et dimanche de 13à 18h , sauf jours fériés. L'entrée est libre . 

François Goffin 

François sur Vinalmont.be 

L'expo de François de 2016 sur la beauté

L'expo de François de 2016 avec Serge Giotti

 

17098370_10155211192949446_8961664897021022783_n.jpg

Commentaires